Le Brésil, business friendly

 

Dilma Rousseff au Forum économique de Davos (WEF)

Dilma Rousseff au Forum économique de Davos (WEF)

Hier (27 janvier 2014), le quotidien Estado de São Paulo titrait: « Les fonds brésiliens ont fait deux fois plus de profits ». Il se référait à l’activité des fonds d’investissement (private-equity, des fonds qui achètent des participations dans les entreprises, souvent dans la perspective de les restructurer puis les revendre à meilleur prix). Selon le quotidien, leur taux de retour sur investissement s’est élevé à 17,1% en moyenne entre 1990 et 2008. Pour compaison, il s’élève à 8,8%, sur la même période, pour les Etats-Unis, pourtant un marché de référence pour la branche. Le quotidien prenait l’exemple du fonds d’investissement américain Carlyle, qui vient de revendre une partie de ses actions de l’entreprise de tourisme brésilienne CVC, réalisant un juteux bénéfice. Toujours selon l’Estado, « l’avancée de l’industrie brésilienne du private equity a attiré quelques-uns des plus grands fonds du monde [dans le pays] ces dernières années ».

Parmi les secteurs d’investissement privilégiés dans le Brésil, les gérants de fonds indiquent la santé, l’éducation, et l’infrastructure. Pour rappel, les entreprises privées actives dans l’éducation et dans la santé sont légion dans le pays, y compris avec la présence de grands groupes internationaux. Cela est dû au sous-investissement dans le secteur public, conséquence de la politique économique privilégiant le paiement de la dette, héritée du gouvernement FHC et continuée par Lula et Dilma.

Au niveau des infrastructures, rappelons-nous que le gouvernement Dilma a lancé en 2012  un important plan de concession au secteur privé de la gestion d’aéroports, ports, routes et voies de chemins de fer – parmi les plus importants du pays – avec à la clé des investissements  à hauteur de 167,7 milliards pour les cinq prochaines années, avec taux de profit garanti par l’Etat.

Plutôt qu' »augmenter sa participation dans l’économie », l’Etat brésilien en délègue plutôt au privé des pans toujours plus larges au capital privé. De fait, le gouvernement Dilma, comme celui de Lula avant elle, reste sur le fond le plus business friendly possible. Comme l’a rappelé Dilma Rousseff, le week-end dernier,  au gratin du capitalisme mondial réuni à Davos.

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